Alain WOLGENSINGER

Tombé dans la marmite de l’export 😉

ou

Itinéraire d’un Consultant-Formateur à l’Export

 

J’ai toujours rêvé de travailler à l’international

C’est bien que je suis censé dire, non ? 😉 Comme tout bon Consultant à l’international qui se respecte. Et que je suis tombé tout petit dans cette marmite, comme Obélix ; qu’il n’y a pas métier plus accomplissant ; etc. etc. en espérant qu’on veuille bien me croire.

Et pourtant, le plus drôle… c’est bien le cas 😉

C’est vrai que j’ai toujours aimé les langues étrangères.

Tout petit, je lisais la double page en anglais de … Picsou Magazine (je vous parle d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître ;-).

Et puis au Collège/ Lycée, j’ai eu « droit » à faire de l’allemand (en Lorraine et surtout en bordure de la Moselle, à 40 km de Strasbourg, on baigne un peu dedans. Jawohl ;-).

Passage par la case Ecole de Commerce

Quand mes parents qui voulaient que je fasse des études m’ont poussé à faire une école de commerce, cela m’a semblé assez logique de poursuivre sur la voie de l’international.

L’Ecole Sup de Co Reims m’a donné ces possibilités : les stages à l’étranger étaient très appréciés et une partie du cursus peut se faire dans d’autres pays. Si le nom de cette école ne vous dit rien, c’est peut-être parce qu’elle a plusieurs fois changé de nom : d’abord elle s’est rebaptisé RMS-Reims Management School (la mode des noms anglais ! 😉 et depuis peu, après avoir fusionné avec l’ESC Rouen, elle s’appelle: NEOMA Business School (un mariage de latin et d’anglais, ça c’est très « World Fusion » 😉

Un séjour dans la patrie de Goethe en import, jusqu’à la chute d’un Mur

A la sortie de l’Ecole, j’ai pu travailler en Allemagne, au Nord, pour la filiale Import & Marketing d’un grand groupe français de l’électronique (Thomson Consumer Electronics GmbH). Nous centralisions les importations de produits électroniques (téléviseurs, camescopes, etc.) puis nous devions gérer les flux vers les pays de consommation,  contrôler la marge sur ces produits et gérer les problèmes avec les filiales. Un peu dur mais très formateur.

J’en suis revenu après 2 ans lorsque je me suis rendu compte que j’appréciais les choix vestimentaires outre-Rhin. Un costume couleur violet mûre avec une chemise vert pastel 😉

Et surtout je devenais critique contre tout ce que faisait la France !! (incroyable, non ?;-)

Et puis, j’avais un peu fait le tour : j’avais même vécu l’événement historique de la chute du Mur en 1989… certes du côté de Bremen plutôt que Berlin …mais bon quand même 😉

Enfin, Du coup, craignant de devenir étranger à mon pays d’origine, j’ai jugé qu’il était grand temps de revenir en France.

Retour au pays de Voltaire

A l’époque (les années 1990), le chômage des jeunes diplômés cadres était inexistant (si ! si !). Je vois passer une offre « Organisme consulaire cherche Consultant Export ». Je réponds. Je suis pris au sein de cet organisme consulaire… en clair, une CCI Chambre de Commerce et d’Industrie.

Retour à l’international comme Consultant Export

Un titre sympa et surtout, un job génial que j’ai adoré !!
Jugez-en. Il s’agissait :

  • d’informer
  • et d’accompagner des entreprises à l’export (notamment les PME, mais aussi parfois des groupes).

En d’autres termes, cela voulait dire :

  • la possibilité de faire connaissance, échanger et entretenir le contact avecde nombreux chefs d’entreprises (souvent des patrons de PME et des Directeurs export, du haut de mes 25 ans ! 😉
  • le plaisir de pouvoir approfondir cette matière passionnante qu’est l’export :
    – sous ses multiples aspects techniques (juridiques, financiers, administratifs, logistiques, assurances,..)
    – et sur le terrain, au travers de multiples situations réelles (négociation commerciale, conclusion de la vente, blocages interculturels à surmonter, etc.)
  • la possibilité de découvrir des pays très différents (ma première mission : l’Afrique du Sud ; ma dernière le Canada ; et entre-temps : 23 autres pays !)
  • sans oublier évidemment les langues (je me suis mis à l’espagnol et l’italien en plus).

Et tout cela en étant payé ! Elle est pas belle, la Vie ? 😉

Au total plus de 300 entreprises de tous secteurs accompagnées dans 27 pays, et la satisfaction de (parfois) être tenu au courant des retombées positives de nos missions de prospection.

Mais cela m’a également montré combien la plupart des PME ont du mal à s’astreindre à cette course de fond qu’est l’export. Elles manquent souvent de préparation amont (cf. mon article Désolé. Je n’ai plus de cartes de visite.)

Une (superbe) occasion de changer se présente.

A l’international toujours, mais cette fois dans un nouveau métier : chasseur d’investisseurs étrangers

En langage officiel, ça se dit : Chargé de Mission dans le Développement Economique.

Ce terme de « Développement Economique », un peu abscons, se résume très bien en 2 mots : ‘Invest in’ (« investissez dans »).

En l’occurrence il s’agissait pour moi de promouvoir les projets d’implantation ou d’extension en Lorraine auprès d’investisseurs étrangers. Investissez en Lorraine !

Ce travail était aussi passionnant (et même un peu plus encore) et impliquant que le précédent, pour toutes les possibilités qu’il m’a offertes:

  • pouvoir passer de l’autre côté de la barrière : effectuer soi-même uneaction pilotée de bout en bout pour exporter l’image de ma Région,
  • pouvoir rencontrer des décideurs étrangers de toutes nationalités brassant des millions de dollars pour certains.
  • continuer d’étoffer mon réseau de contacts en France sans hésiter ni mollir (car toute personne peut être un vecteur de contact , une source d’information, un prestataire, voire un partenaire pour l’investisseur étranger)
  • accumuler des connaissances techniques significatives dans des domaines totalement variés (processus décisionnel publics, industries, logistique, finances, juridiques, mise en place de réseaux de distribution, stratégies sectorielles d’entreprises, etc.)
  • avec la récompense suprême : faire venir des investissementset, surtout,contribuer à la création d’emplois, même à un tout petit niveau mais en sachant pourquoi on fait tout ça.

Certes, la France a perdu de son attractivité depuis les années 2000. Les résultats sont plus lents à venir et fortement concurrencées par des Régions de tous pays également très motivées. Mais cela reste une expérience enrichissante et captivante que j’ai littéralement dévorée pendant 7 ans.

Retour dans la patrie d’Angela MERKEL, ou : un Prosit  pour un Soft

Le hasard des rencontres a bien voulu à cette époque me mettre en présence d’une TPE française où les patrons fondateurs développaient des logiciels sur mesure.

Ils ambitionnaient d’en vendre un à une entreprise allemande, en étant recommandés… mais sans connaître la langue !!

Du coup, une connaissance commune que j’avais dépannée sur de la prospection internationale nous a mis en relation.

Ils m’ont demandé de les accompagner dans la négociation et la réalisation de ce projet.

Nous avons très vite décroché le contrat (90.000 euros tout de même ! ;-)… et une bouteille de champagne que les Allemands ont sablée avec nous (Prosit = « Santé ! » en allemand) pour fêter ce beau soft(ware) qu’ils venaient de s’offrir, taillé sur mesure à leurs besoins.

Cela m’a conforté dans l’idée qu’il était temps de sauter le pas et de me mettre officiellement à mon compte.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance d’ENERGIE EXPORT

Ce beau bébé (enfin j’espère) est né le 1er juin 2011. Il vient tout juste de fêter ses 4 ans.

Je suis désormais Consultant et Formateur indépendant, spécialisé dans …l’export – import. Mon objectif désormais: transmettre aux autres l’énergie d’exporter.

Alors oui, j’ai parfois un peu l’impression d’être tombé dans la marmite de l’export. Et de n’en être jamais totalement sorti.

Mais pour autant, n’allez pas m’appeler Obélex ! 😉

Alain Wolgensinger Consultant Formateur Export-Import
Alain Wolgensinger Consultant Formateur Export-Import